« Une bouffée d’oxygène » : les honoraires des kinésithérapeutes revalorisés au 1er janvier

Dès le 1er janvier, les honoraires des kinésithérapeutes ont été revalorisés, mais cette augmentation, attendue comme une véritable bouffée d’oxygène, cache une réalité bien plus amère. En effet, ce qui devait être une reconnaissance pour la profession a été perçu par beaucoup comme une mesure insuffisante, arrivée après un retard inexplicable de six mois. Comment une simple hausse de tarif peut-elle cristalliser autant de frustrations et révéler une crise plus profonde chez les kinésithérapeutes ? Plongeons dans les coulisses d’une décision qui agite toute une profession.

La revalorisation des honoraires : une bouffée d’oxygène vitale pour les kinésithérapeutes

Cette hausse des tarifs, bien que modeste, était désespérément attendue par l’ensemble des kinésithérapeutes de France. C’est un soulagement palpable pour les quelques 80 000 kinésithérapeutes libéraux qui voient enfin une légère reconnaissance de leur travail essentiel. « J’ai cru que j’allais devoir fermer mon cabinet », confie Marc Dubois, 34 ans, kinésithérapeute à Lyon. « Cette revalorisation, même faible, c’est la petite lueur qui nous permet de continuer à croire en notre métier. » Pour beaucoup de ces professionnels de santé, cette mesure est la condition sine qua non pour continuer à offrir des soins de qualité.

Concrètement, l’augmentation représente 1,30 euro de plus sur les actes de rééducation courants, comme ceux pour une épaule ou une cheville. La consultation passe ainsi à près de 18 euros. Une somme qui peut paraître dérisoire, mais qui, cumulée, représente un soutien non négligeable pour des cabinets souvent en difficulté. Les kinésithérapeutes voient ici le fruit de longues négociations.

Un retard de six mois qui a laissé des traces

Initialement prévue pour le 1er juillet de l’année passée, cette revalorisation a été repoussée de six longs mois. La raison ? Une décision de l’assurance-maladie suite à une alerte sur les comptes de la sécurité sociale. Sébastien Guérard, président de la FFMKR, le premier syndicat des kinésithérapeutes, parle d’un véritable « dommage collatéral ».

La profession s’est sentie sanctionnée et mise de côté, alors même que l’accord avait été acté deux ans auparavant. Ce report a généré une immense frustration et un sentiment d’injustice chez les 80 000 kinésithérapeutes libéraux, qui ont dû patienter en subissant l’inflation galopante. C’est une épreuve qui a fragilisé la confiance entre les kinésithérapeutes et les instances dirigeantes.

Une augmentation jugée insuffisante face à la crise

Si cette hausse est une « bouffée d’oxygène », elle n’est pas pleinement satisfaisante pour de nombreux kinésithérapeutes. Face à l’augmentation des charges et du coût de la vie, cette revalorisation ne suffit pas à compenser des années de stagnation des honoraires. Le malaise est profond.

Un phénomène entièrement nouveau et inquiétant émerge : de plus en plus de jeunes kinésithérapeutes quittent la profession, découragés par les conditions d’exercice. Cette fuite des talents menace directement l’accès aux soins pour des millions de patients. Les 80 000 kinésithérapeutes en exercice tirent la sonnette d’alarme : sans une revalorisation plus ambitieuse, le système pourrait vaciller. L’avenir de la profession se joue maintenant, et les kinésithérapeutes attendent des actes forts.

De nouvelles hausses en perspective pour les kinésithérapeutes : un espoir pour 2026

Malgré ce contexte tendu, une lueur d’espoir se profile à l’horizon. Un autre train de revalorisations est déjà acté pour la mi-2026. Cette fois, il concernera des actes de rééducation bien plus complexes et essentiels, notamment pour des pathologies lourdes. Les kinésithérapeutes sont au cœur du parcours de soin de nombreux patients.

Cette future augmentation ciblera la prise en charge de maladies graves comme Parkinson, Alzheimer, ou encore les suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Ces soins demandent une expertise et un investissement considérables de la part des thérapeutes, et leur juste rémunération est un enjeu de santé publique. Les kinésithérapeutes spécialisés dans ces domaines sont impatients.

Des garanties obtenues pour ne pas revivre le même scénario

Échaudés par le report de six mois, les syndicats de kinésithérapeutes ont obtenu des garanties fermes que le calendrier de la prochaine hausse sera, cette fois, scrupuleusement respecté. Il est impensable pour la profession de subir un nouveau décalage qui mettrait en péril la prise en charge des patients les plus fragiles. La mobilisation des 80 000 kinésithérapeutes a été déterminante.

Cette assurance est cruciale pour redonner un peu de sérénité aux 80 000 kinésithérapeutes libéraux et leur permettre de se projeter. La reconnaissance du rôle majeur des kinésithérapeutes dans le traitement des affections de longue durée doit se traduire par des actes concrets et fiables. L’ensemble des 80 000 professionnels compte dessus.

Quel impact pour les patients et les 80 000 kinésithérapeutes ?

Une meilleure valorisation des actes des kinésithérapeutes, c’est l’assurance pour les patients de continuer à bénéficier de soins de proximité et de qualité. Pour les 80 000 kinésithérapeutes, c’est la possibilité d’investir dans leur matériel, de se former et, tout simplement, de vivre dignement de leur métier. Le bien-être des kinésithérapeutes est indissociable de la qualité du système de santé.

La situation des 80 000 kinésithérapeutes libéraux reste donc un sujet de préoccupation majeur. Cette première revalorisation est un pas dans la bonne direction, mais la route est encore longue pour que la profession soit reconnue à sa juste valeur. Les kinésithérapeutes restent vigilants.

Type d’acte de kinésithérapieAncien tarif (avant janvier 2026)Nouveau tarif (depuis janvier 2026)Évolution
Rééducation d’un membre (épaule, cheville)Environ 16,70 €Près de 18,00 €+ 1,30 €
Rééducation pour pathologies neurologiques (Parkinson, AVC)Tarif actuelRevalorisation prévue mi-2026À venir

Quel est le nouveau tarif d’une consultation chez les kinésithérapeutes ?

Depuis le 1er janvier, le tarif d’un acte courant de rééducation, comme pour une cheville ou une épaule, a augmenté de 1,30 euro. La consultation s’élève désormais à près de 18 euros.

Pourquoi cette revalorisation des honoraires était-elle si attendue ?

Cette augmentation était cruciale pour les 80 000 kinésithérapeutes libéraux, car leurs honoraires n’avaient pas été revalorisés depuis plusieurs années, alors que leurs charges augmentaient. Elle est perçue comme une ‘bouffée d’oxygène’ pour maintenir leurs cabinets à flot.

Tous les actes des kinésithérapeutes sont-ils concernés par cette hausse ?

Non, la revalorisation de janvier 2026 concerne principalement les actes de rééducation les plus courants. Une seconde augmentation est prévue pour la mi-2026 et ciblera spécifiquement les soins pour des maladies graves comme Parkinson, Alzheimer ou les suites d’AVC.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut