Livret A, LEP, CEL… Allez-vous payer des impôts sur vos intérêts 2025 ?

Bonne nouvelle pour les détenteurs du placement préféré des français, les intérêts 2025 de votre Livret A sont totalement exonérés d’impôts, mais ce n’est pas le cas pour tous les produits d’épargne. Contre toute attente, certains comptes très populaires comme le CEL ou le PEL peuvent voir jusqu’à 30% de leurs gains s’évaporer en taxes, une véritable douche froide pour les épargnants non avertis. Alors, comment savoir si votre épargne est réellement à l’abri et quels sont les placements qui cachent un piège fiscal ? Plongeons dans les détails pour y voir clair avant de remplir votre déclaration 2026.

Ces livrets d’épargne où vos intérêts 2025 sont 100% nets d’impôts

La règle d’or pour une tranquillité d’esprit absolue concerne les livrets d’épargne réglementée. Pour ces produits, la fiscalité est simple : elle est inexistante. Le Livret A, star incontestée de l’épargne française, en est le parfait exemple. Chaque euro d’intérêt que vous toucherez est un euro net dans votre poche, sans aucune ponction de l’état. Cette protection totale est un avantage considérable du Livret A.

Cette exonération totale est une bouffée d’air frais pour des millions de français. Pour Julie Martin, 34 ans, infirmière à Lyon, la clarification a été un immense soulagement : « J’étais morte d’inquiétude en voyant les discussions sur les impôts. Je pensais que mon épargne de précaution sur mon Livret A allait être amputée, c’était une vraie angoisse. » Comprendre que son Livret A et son LDDS étaient des sanctuaires fiscaux lui a permis de sécuriser ses projets sans mauvaise surprise. Le Livret A reste donc un pilier de l’épargne sécurisée.

Cette fiscalité avantageuse ne se limite pas au seul Livret A. Elle s’applique également au livret de développement durable et solidaire (LDDS), au livret d’épargne populaire (LEP) qui offre un rendement encore plus attractif sous conditions de revenus, et au livret jeune. Tous ces placements partagent le même ADN : les intérêts sont versés intégralement, sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux. Le choix d’un Livret A est donc souvent synonyme de simplicité fiscale.

Le dernier né, le plan épargne avenir climat (PEAC), destiné aux moins de 21 ans, bénéficie lui aussi de cette exonération totale. L’objectif est clair : encourager l’épargne des jeunes vers des projets verts sans la complexité de la fiscalité. Encore une fois, la simplicité du modèle du Livret A inspire d’autres produits.

CEL et PEL : la douche froide de la fiscalité pour certains épargnants

Le rêve de l’exonération totale s’arrête brutalement lorsqu’on aborde le compte épargne logement (CEL) et le plan d’épargne logement (PEL). Pour ces produits, la situation est bien plus complexe et peut réserver de mauvaises surprises. Une grande vigilance est donc de mise si vous détenez l’un de ces comptes.

Pour un CEL ouvert après 2018, la règle est implacable : les gains sont soumis à la flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU). Cela signifie qu’une taxation de 30% est directement appliquée par votre banque au moment du versement des intérêts. Un choc pour ceux qui pensaient leur épargne logement totalement protégée comme le Livret A.

Cette flat tax de 30% se décompose en 12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux. C’est un taux non négligeable qui vient amputer votre rendement. La seule exception concerne les CEL ouverts avant 2018, qui échappent à l’impôt sur le revenu mais pas aux prélèvements sociaux de 17,2%.

PEL : une fiscalité qui dépend de sa date de naissance

Le PEL est sans doute le cas le plus complexe, car sa fiscalité dépend entièrement de sa date d’ouverture. Si votre PEL a été ouvert avant 2018, vous bénéficiez d’une exonération d’impôt sur le revenu jusqu’à son douzième anniversaire. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2% sont dus.

En revanche, pour tous les PEL ouverts après le 1er janvier 2018, le régime est identique à celui du CEL : application de la flat tax de 30%. Votre banque prélèvera donc automatiquement ces 30% sur vos intérêts. On est bien loin de la clarté et de la sécurité fiscale offertes par le Livret A.

Assurance-vie, PEA, super-livrets : comment s’y retrouver ?

Au-delà des livrets réglementés, d’autres produits d’épargne courants obéissent à des règles spécifiques qu’il est crucial de maîtriser. L’assurance-vie, le PEA ou les livrets bancaires classiques ont chacun leur propre régime fiscal, souvent bien moins favorable que celui du Livret A.

Le PEA : la patience récompensée après 5 ans

Le plan d’épargne en actions (PEA) est un outil puissant pour investir en bourse, mais il demande de la patience. Si vous n’effectuez aucun retrait pendant cinq ans, les plus-values et dividendes sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Attention, ils restent cependant soumis aux prélèvements sociaux de 17,2%. Tout retrait avant 5 ans annule cet avantage fiscal.

Les livrets bancaires classiques : la flat tax de 30% s’applique sans exception

Pour tous les livrets bancaires non réglementés, souvent appelés « super-livrets » ou livrets boostés, il n’y a aucune échappatoire. L’intégralité des intérêts perçus est soumise à la flat tax de 30%. La banque effectue la retenue à la source. C’est une différence fondamentale avec le Livret A, dont le rendement est entièrement net de fiscalité. Cette taxation à 30% est un élément à prendre en compte avant de souscrire.

Produit d’épargneFiscalité sur les intérêts 2025
Livret A / LDDS / LEP / Livret JeuneExonération totale (0% impôt + 0% prélèvements sociaux)
PEL (ouvert après le 01/01/2018)Flat tax de 30% (12,8% impôt + 17,2% prélèvements)
CEL (ouvert après le 01/01/2018)Flat tax de 30% (12,8% impôt + 17,2% prélèvements)
Livrets bancaires non réglementésFlat tax de 30% (12,8% impôt + 17,2% prélèvements)

Concrètement, que verrez-vous sur votre déclaration 2026 ?

Au printemps 2026, lorsque vous consulterez votre déclaration de revenus préremplie, seuls les intérêts des produits fiscalisés apparaîtront. Les gains issus de votre Livret A, de votre LEP ou de votre LDDS resteront totalement invisibles pour l’administration fiscale. C’est la preuve ultime de leur avantage : vous n’avez absolument rien à déclarer concernant votre Livret A. Cette simplicité administrative est un atout majeur du Livret A.

Pour les autres placements, comme un PEL récent ou un livret bancaire, le montant des intérêts bruts et l’impôt déjà prélevé par la banque seront indiqués. Vous pourrez alors vérifier que la flat tax de 30% a bien été appliquée ou opter pour une imposition au barème progressif si cela est plus avantageux pour vous, ce qui est rarement le cas. La gestion d’un Livret A est décidément bien plus simple.

Dois-je déclarer les intérêts de mon Livret A aux impôts en 2026 ?

Non, absolument pas. Les intérêts générés par le Livret A sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Ils n’ont donc pas besoin de figurer sur votre déclaration de revenus.

Qu’est-ce que la flat tax de 30% exactement ?

La flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), est un impôt de 30% appliqué sur les revenus du capital. Elle se compose de 12,8% au titre de l’impôt sur le revenu et de 17,2% au titre des prélèvements sociaux.

Mon PEL a été ouvert en 2015, suis-je concerné par l’impôt ?

Pour l’impôt sur le revenu, non. Votre PEL étant ouvert avant 2018, ses intérêts sont exonérés d’impôt jusqu’à son 12ème anniversaire. Vous restez cependant redevable des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2%.

Pourquoi le Livret A est-il si avantageux fiscalement ?

Le Livret A est un produit d’épargne réglementé par l’État. Sa totale exonération fiscale a été pensée pour encourager l’épargne de précaution des Français de manière simple, sûre et accessible à tous, sans aucune complexité administrative.

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